Référentiel privé
Référentiel VQ-SOL
Méthode VeridiQ d’analyse instrumentée Sol & fondations. Version publiée : VQ-SOL-2.0.
Ce texte traduit le référentiel interne en méthodologie publique. Les seuils opératoires confidentiels ne sont pas publiés.
- Objet
- Périmètre
- Limites
- Références internationales
- Historique du bâtiment
- Contexte terrain
- Plan des phénomènes observés
- Matériel
- Plan de mesure
- Point de référence
- Densité des mesures
- Données brutes
- Corrections
- Données ajustées
- Contrôle de dérive
- Profils
- Tilt
- Déflexion
- Ratio
- Comparaison temporelle
- Facteurs environnementaux
- Corrélation
- Niveaux de conclusion
- Escalade spécialiste
- Rapport
- Traçabilité
- Versioning
1. Objet
Décrire une géométrie relative du bâtiment à une date donnée, la relier aux observations et au contexte de site, et indiquer si un faisceau d’indices justifie une investigation spécialisée avant achat.
2. Périmètre
VQ-SOL est une analyse instrumentée dédiée, distincte de l’inspection VeridiQ standard (plus de 135 points). L’inspection standard conserve un dépistage Sol & fondations et peut mentionner : « Analyse instrumentée VQ-SOL recommandée ».
3. Limites
VeridiQ n’est pas un bureau d’études géotechniques, ni un ingénieur structure, ni un diagnostiqueur réglementé. Un relevé unique n’est pas une machine à remonter le temps. Sans un relevé altimétrique historique comparable, VQ-SOL mesure la géométrie relative actuelle. Il ne peut pas, à partir des seules altitudes, prouver de combien le bâtiment a bougé depuis sa construction.
4. Références internationales
VeridiQ a étudié des méthodologies professionnelles, dont la Foundation Performance Association — FPA-SC-13-1, Guidelines for the Evaluation of Foundation Movement for Residential and Other Low-Rise Buildings, pour des principes de mesure, de qualité de données et de description mathématique. Ces principes ont été adaptés au contexte français et au rôle de VeridiQ.
VeridiQ n’applique pas une norme texane en France et ne revendique aucune certification de la Foundation Performance Association.
Références documentaires internationales
Le document FPA-SC-13-1 propose notamment des valeurs de comparaison dans son propre contexte d’application, par exemple L/360 ou un tilt de 1 %. VeridiQ ne transpose pas automatiquement ces seuils comme critères de conformité en France. Ils n’apparaissent pas comme seuils de réussite ou d’échec de VQ-SOL, ni dans le propos commercial.
5. Historique du bâtiment
Lorsque les informations sont accessibles : époque, travaux, sinistres déclarés, reprises déjà réalisées, documents transmis. L’historique structure l’enquête ; il ne remplace pas la mesure.
6. Contexte terrain
Exposition argiles, pente, végétation, drainage, voisinage utile. Le contexte aide à lire les indices. Il ne transforme pas VQ-SOL en étude de sol.
7. Plan des phénomènes observés
Fissures, portes ou fenêtres qui coincient, décollements, reprise d’enduit, humidité visible, et tout phénomène utile localisé sur un plan. Les observations restent des signaux, pas une cause démontrée.
8. Matériel
Le rapport identifie l’équipement utilisé (par exemple un niveau laser) et les métadonnées d’instrument utiles à la lecture : type, identification, calage. Les détails internes de configuration ne sont pas publiés ici.
9. Plan de mesure
Relevé pièce par pièce, en unités métriques (m, m², mm). Coins, centres des pièces plus grandes, zones d’anomalie, transitions de revêtement, zones chargées lorsque c’est pertinent.
10. Point de référence
Un point porte l’altitude 0 mm. Les autres valeurs sont relatives. Le point de référence n’est pas considéré comme immobile dans l’absolu.
11. Densité des mesures
Objectif méthodologique VQ-SOL, adapté au bâtiment lorsque cela est pertinent : environ 3 à 9 m² par point de mesure. Ce n’est ni une norme française, ni un minimum légal, ni une exigence d’ingénierie.
12. Données brutes
Chaque point conserve sa lecture d’origine, avec son identifiant et sa position.
13. Corrections
Les corrections documentées — par exemple un changement de revêtement (moquette, carrelage, parquet) — sont enregistrées une par une. La mesure brute n’est pas écrasée.
14. Données ajustées
Les valeurs ajustées servent aux profils et aux calculs. La chaîne brute → correction → ajustée reste lisible dans le dossier.
15. Contrôle de dérive
Retour périodique au point de référence pendant le relevé. Si l’écart sort de la tolérance de la méthode, les mesures concernées sont contrôlées ou reprises.
16. Profils
Les profils décrivent la forme, pas seulement l’amplitude max − min. Une pente globale et une dépression locale peuvent partager le même écart total.
17. Tilt
Inclinaison relative. Variables : YA, YB = altitudes relatives en mm ; LAB = distance horizontale, convertie de façon homogène (m ou mm).
Inclinaison relative
Tilt = |YB − YA| / LAB × 100
En clair. On mesure l’écart de hauteur entre deux extrémités et on le rapporte à la distance qui les sépare.
20 mm sur 10 m → 20 / 10 000 × 100 = 0,20 %.
18. Déflexion
Y1, Y2, Y3 = altitudes relatives en mm. L12, L13 = distances horizontales, converties de façon homogène. Δ = déflexion relative.
Déflexion relative
Δ = Y2 − [Y1 + (L12/L13) × (Y3 − Y1)]
En clair. On regarde si un point intermédiaire s’écarte de la ligne théorique reliant deux points de référence.
19. Ratio
Ratio de déflexion
R = |Δ| / L
En clair. Une même déformation n’a pas la même signification sur 2 mètres que sur 10 mètres. Le ratio rapporte la déformation à la distance. Forme optionnelle : L / N.
Δ = 12 mm, L = 6 m → ratio ≈ L/500. Description géométrique, pas un jugement de sécurité.
20. Comparaison temporelle
Lorsqu’un relevé antérieur comparable existe, une comparaison d’évolution peut être proposée. En l’absence de baseline, cette comparaison n’est pas inventée.
21. Facteurs environnementaux
Saison, période sèche ou humide, végétation, évacuations, travaux récents : notés lorsqu’ils éclairent la lecture. Ils n’établissent pas à eux seuls une cause.
22. Corrélation
Ce n’est pas un signal isolé qui compte. C’est leur distribution et leur concordance. Le plan recoupe observations, profils et contexte.
23. Niveaux de conclusion
24. Escalade spécialiste
Mesurer n’est pas dimensionner. Notre rôle est aussi de savoir quand il faut aller plus loin. Selon le dossier : bureau d’études géotechniques, ingénieur structure. VeridiQ ne dimensionne pas une reprise et n’établit pas la cause géotechnique.
25. Rapport
Le rapport dédié peut comprendre : plan de mesure, plan des phénomènes, profils, brut/ajusté, formules, corrélation, recommandation. Pas de données client sur cette page.
26. Traçabilité
Chaque rapport VQ-SOL enregistre : version de méthodologie, version du moteur de calcul, date du relevé, matériel, points de mesure, mesures brutes, ajustements, calculs, observations, preuves.
27. Versioning
Les versions publiées du référentiel sont immuables. L’intervention reste associée à la version applicable à sa date. Version actuelle de ce texte : VQ-SOL-2.0.